|
Il a un comportement violent avec les autres
Guillaume, quatre ans, est la terreur du cours de gym :
bien que petit et fluet, il pousse violemment les autres
enfants, pour « rigoler ». À l'école, avec ses copains, et
à la maison, avec son frère et sa sœur, c'est la même chose.
Comment ça se passe
Guillaume, deuxième enfant d'une fratrie de trois, ne tient pas en place.
Dans l'escalier, son frère marche devant lui. Guillaume le pousse violemment dans le dos. Son frère se rattrape à temps à la rampe. Christine,
la mère,lui dit gentiment qu'il ne faut pas pousser les autres : son frère
aurait pu tomber et se faire mal. Guillaume propose ensuite à son frère
de «jouer» : il s'agit d'enfourcher la rampe d'escalier pour glisser.
Christine réagit en essayant de le détourner de cette idée : elle propose
d'aller chercher des glaces. Les enfants, contents, se précipitent dans
la rue. Guillaume profite de l'enthousiasme du moment pour faire un
croche-pied à son frère, qui tombe de tout son long.
Les conséquences sur la vie de famille
Guillaume est dangereux pour certains de ses proches, notamment pour son
frère et ses camarades de classe, qu'il agresse physiquement sans avoir l'air de
se rendre compte de ce qu'il fait. Les parents hésitent à le laisser avec son frère
et sa sœur, car ils craignent des dérapages. Ds appréhendent également les
remarques des instituteurs ou de la prof de gym. Guillaume a déjà été menacé
d'être exclu du club de foot.
Le but vise
Il faut réduire l'angoisse des parents, qui appréhendent les remarques de l'extérieur et l'accident que leur fils pourrait causer à autrui. Les enfants de l'entourage de Guillaume ne doivent pas être en danger. Guillaume ne doivent pas être en danger, ne devrait pas faire l'objet d'une surveillance continuelle, pénible pour ses parents.
Le diagnostic de Fille Au pair
Guillaume est dangereux pour les autres, et aussi pour lui-même. Il n'a pas
intégré certaines limites ; ainsi, il ne semble pas penser aux conséquences de
ses gestes, très brusques. Il n'a aucune mesure. L'attitude de ses parents est
ambiguë: à aucun moment sa mère ne se fâche ou ne lui interdit formellement
certains gestes. Elle se contente de lui dire doucement que ce qu'il vient de faire
n'est pas très gentil, et qu'il ne faut pas recommencer Guillaume ne peut pas
se rendre compte de ce qui ne va pas car ses parents ne lui disent pas en quoi
son comportement est insupportable. Ils devraient non seulement lui dire
que ce dernier est inadmissible, mais aussi le sanctionnera chaque dérapage.
Les consignes de Fille Au pair aux parents
- Prévenir Guillaume que, désormais, ses débordements gestuels ne seront
plus tolérés.
-
Lui expliquer que son comportement envers les autres peut être dangereux
pour ceux-ci, en lui demandant par exemple de se mettre à leur place : « Est-ce
que tu aimerais qu'on te pousse très fort dans le dos comme tu viens de le
faire à ton frère? »
-
Passer du temps seul avec lui, sans son frère ou sa sœur ; faire des activités
avec lui.
-
Exiger qu'il essaie de maîtriser ses gestes.
-
En cas de comportementagressif l'isoler et interrompre l'activité en cours.
La clé du changement
Faire comprendre à Guillaume ce que peuvent ressentir les enfants qu'il agresse
en lui demandant de se mettre à leur place.
Les objectifs Pour la mère
- Intervenir de façon bien plus énergique lorsque son fils dérape, en lui rappelant que son comportement est condamnable et en le sanctionnant immédiatement.
- Passer davantage de temps seule avec Guillaume.
Pour le père
- Intervenir davantage.
- Passer plus de temps en tête-à-tête avec son fils.
Que faire si elles continuent...
Il faut réagir systématiquement sans rien laisser passer,et sanctionner Guillaume ou
l'isoler si besoin est. Ses parents devront continuer à passer des moments seuls avec lui
qui lui seront exclusivement consacrés.
|