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Il se comporte très mal à l'école
Arnold, sept ans, est un enfant apparemment charmant.
Pourtant, son comportement pose problème à 1 ecole :
insultes, coups, manipulation...
Comment ça se passe
Clarisse est encore convoquée par la directrice : hier, son fils a insulté
une institutrice ; d'autre part, le petit profite de sa séduction pour
attirer les autres avant de les frapper et on a retrouvé 50 euros dans
sa trousse, « offerts » par des enfants à qui il avait raconté que ses
parents le privaient de cadeaux à Noël Bref Arnold manipule, ment et
se montre violent sous des airs angéliques. Y a-t-il des problèmes à la
maison ? Clarisse est sur la défensive : son fils a de très bons résultats
scolaires, et c'est ça le plus important à l'école. Quelques semaines
plus tôt, la directrice avait demandé à rencontrer le père, qui s'était
abstenu car il n'aime pas l'institution scolaire. Pour lui, son fils n'a pas
de problèmes, ce sont les instits qui en ont. Venu à la place du père, le
grand-père avait pris la défense d'Arnold, privé de sortie scolaire : s'il
ne va pas au zoo avec l'école, ce n'est pas grave, il l'y emmènera.
Les conséquences sur la vie de famille
Si un enfant montre des problèmes de comportement dans la cour,il en a sans doute aussi à la maison. Les parents d'Arnold prétendent le contraire ; pourtant, ils appréhendent les demandes perpétuelles et les crises de l'enfant : il refuse de faire plus de 300 mètres à pied, de se coucher avant les adultes, il veut toujours avoir raison... Pour échapper à la pression, ses parents l'envoient dormir au moins deux fois par semaine chez ses grands-parents.
En quoi ce n'est pas normal
Racketter ses copains et les séduire pour mieux les frapper sont des actes inquiétants (surtout chez un enfant de cet âge), qui ne doivent pas être masqués par de bons résultats scolaires. Il n'est pas normal que des parents se « débarrassent » de leur enfant en l'envoyant chez ses grands-parents ; être parent ne se délègue pas à d'autres adultes.
Le diagnostic de Fille Au pair
Arnold est dans une situation où il n'a pas vraiment de repères : ses parents
le punissent sans le punir, ils justifient son attitude alors que celle-ci est
indéfendable et ils décrédibilisent volontiers le monde des adultes et l'école.
En agissant et en parlant ainsi, ils se comportent plus comme des adolescents
que comme des adultes. Par ailleurs, ils ne partagent aucune activité avec
leur fils à cause de l'attitude de ce dernier. D'une façon générale, ils 1 ui laissent
croire qu'il a raison contre tous, et que rien de ce qu'il fait n'est condamnable.
Les consignes de Fille Au pair aux parents
- Cesser d'envoyer Arnold deux nuits par semaine chez ses grands-
parents. Ceux-ci n'ont pas à tenir le rôle des parents.
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Le prévenir que, désormais, ils attendent un changement de comportement de sa part, notamment envers les autres.
- Le punir dès que son comportement est inadmissible, et appliquer
immédiatement la sanction.
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S'il est puni à l'école pour des comportements agressifs, accepter et
approuver la punition : les instituteurs ont raison, on n'insulte pas les gens
et on ne les frappe pas.
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Ne pas adoucir une punition au dernier moment. Appliquer exactement
ce qui a été prévu.
-
Partager des activités avec lui, activités choisies et décidées parles parents.
La clé du changement
Les parents d'Arnold doivent se comporter en adultes qui acceptent les
contraintes liées au fait d'avoir un enfant, et qui font bien la différence entre
adultes et enfants.
Les Objectifs Pour la mère
- Ne pas avoir peur de sanctionner son fils
quand son comportement le justifie.
-
Prendre sa place d'adulte et de mère,
Pour le père
- Prendre sa place d'adulte qui éduque
un enfant au lieu de se comporter en grand
frère qui lui passe tout.
-
Ne pas prendre la défense d'Arnold lorsque
celui-ci est mis en cause.
Que faire si elles continuent...
Les parents d'Arnold doivent reconnaître que le comportement de leur fils pose problème. L'enfant n'a aucune raison de changer d'attitude tant que ses parents considèrent qu'il n'estjamais en tort...
Voilà une vérité que beaucoup de parents semblent avoir oubliée! Certes, un enfant est une personne et il doit être respecté pour cela, mais ça ne veut en aucun cas dire qu'il faille satisfaire tous ses désirs ou le laisser faire ce qu'il veut.
Voir des adultes a priori sains d esprit laisser leur enfant décider du menu des repas, des vêtements qu'il porte et du programme de sa journée est fort étrange. C'est le meilleur moyen de perdre des heures en discussions, et ce pour rien. Un enfant doit être pris en charge par ses parents, même si cela ne lui convient pas toujours ; soyons honnêtes d'ailleurs, cela lui convient rarement...
1- N'abdiquez pas !
Ce nest pas parcequ'ils<(chougnent«àla moindre de vos idées de sortie que vous devez céder et renoncer à ce que vous avez prévu de faire. Si vous lâchez prise, même occasionnellement, vous vous préparez des jours difRciles ; votre vie quotidienne risque de devenir une longue suite de négociations stériles, d'où vous sortirez toujours perdants. Les enfants ont bien le temps de devenir adultes et de prendre des décisions par eux-mêmes. En attendant, vous êtes l'adulte et, en tant que tel, c'est à vous de décider de ce qui doit être fait. Cela se révèle particulièrement vrai pendant les vacances, période de temps libre au cours de laquelle toute la famille se retrouve. Avez-vous vraiment envie de passer vos congés aux ordres de petits tyrans qui décideront à votre place de votre emploi du temps et de ce que vous allez manger à midi? Pour éviter d'en arriver là, il suffit de respecter quelques principes simples.
2- Posez les bases
- Ce sont les parents qui décident de l'organisation de la vie quotidienne et de tout ce qui concerne les enfants.
- Les récriminations diverses des enfants face aux décisions des adultes ne doivent en aucun cas modifier ce qui a été décidé par ces derniers.
· Pas de négociations d'égal à égal entre parents et enfants, qu'il s'agisse des vête¬ ments à mettre pour la journée, de la composition des repas ou des activités
· Évitez tant que faire se peut tout ce qui ressemble à du chantage («si tu es sage,je t'achèterai une glace»)... Une fois que les enfants ont compris ce mode de fonctionnement, la vie de la famille se trouve considérablement simplifiée. Comme ils savent par expérience que vous faites ce que vous avez décidé de faire - et non ce qu'ils veulent faire, eux-, ils insisteront beaucoup moins longtemps pour tenter de vous faire changer d'avis.
3- Vous avez une vie a vous
Le problème des familles dans lesquelles les enfants décident de tout est que les parents n'ont plus aucune vie privée. Aux ordres des moindres désirs de leur pro géniture, ils n'ont pas une minute à eux et sacrifient leur propre épanouissement. Leurs enfants, par ailleurs, habitués à tout régenter, ne comprennent pas que leurs parents ont une vie indépendamment d'eux et se montrent très possessifs. Il faut dans ce cas remettre impérativement les pendules à l'heure : chacun doit rester à sa place et ne pas confondre les rôles. Dans cette optique, tous les comportements qui visent à confondre les générations sont à bannir. Un enfant ne parle pas à un adulte, et à plus forte raison à ses parents, comme à un copain ; il n'appelle pas ses parents parleurs prénoms et n'ont pas à se mêler de leur intimité. Savoir que les rôles sont répartis de cette façon rassure les enfants, Et cela vous permet d'avoir une vie privée : en somme vous avez le droit et le devoir de vivre normalement et non pas sous la dictature de vos bouts de chou !
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