Fille Aupair

Les Prémices de une fille Au pair en Australie

” Au pair” voilà bien une expression étrange, vous direz-vous. Bien sûr, ce qu’elle désigne parait clair: c’est une jeune étudiante étrangère venant prendre soin de vos enfants en échange de cours de langue.

Elle peut être assimilée à une stagiaire aide familiale encore étudiante et travailleuse… mais alors, pourquoi ce terme ”pair” ? J’ai entendu certains opportinistes affirmer avec conviction qu’il s’agissait simplement d’une mauvaise orthographe de l’expression ” au père”… Bien essayé! Ceux-là regrettent sans doute en même temps l’abolition du droit de cuissage, j’imagindsc_0251e! Ainsi donc, plus sérieusement, bien peu d’entre nous sont capables de l’expliquer. Un coup d’oeil sur l’étymologie nous apprend qu’il s’agit d’une expression en français largement utilisée après la seconde guerre mondiale, mais que Balzac l’employait déjà en 1840. Cette ancienne tournure, issue du latin ” par” signifiait égal, seblable, sur un pied d’egalité. On en retrouve d’ailleurs encore des traces lorsqu’on qualifie quelqu’un de ”hors pair” s’il est sans égal ou quand deux choses vont ” de pair” parce qu’elles sont de même importance.

Ainsi le jeune accoueilli au pair, est sur un pied d’egalité avec la famille qui le reçoit et n’est en aucun cas considéré comme un domestique. La notion d’egalité, dans le cas qui nous occupe, se situe an niveau de l’échange de services que se rendent mutuellement le jeune fille au pair qui assure la garde des enfants et quelques tâches ménagères et la famille qui lui procure en retour logement, nourriture ainsi qu’un peu d’argent de poche.

Le saviez-vous? Fait tout à fait étonnant, l’expression ” au pair” n’a oas de traduction. Elle est utilisée dans toutes les langues de manière invariable au masculin ou au féminin, au singulier comme au pluriel.

L’histoire de un garçon

Mes premiers pas dans ce monde riche culturellement me sont arrivés par deux chemins.

Le premier est que j’ai eu la chance d’avoir une partie de mon enfance passée à Kolwezi sous les tropiques au fin fond de la République du Congo. C’est lors de cette période que j’ai découvert que des personnes ”d ‘une autre culture et d’une autre couleur” pouvaient me donner un regard différent en prenant soin de moi.

Petit garçon, je me souviends de ces nourritures, de ces hants en swahili, des jeux, mais aussi de la douceur de la peau noire et de l’odeur de crème de mes nounous avec leurs vêtements colorés.

Je me souviens d’avoir eu aussi comme eux mon ” boubou” (vêtement afraicain) que j’aimais fièrement porter moi le ” petit blanc”. Bien que le temps des colonis soit loin, j’ai quand même grandi dans une ville de type ségrégatif ( magasins, quartiers, écoles, clubs pour blancs).

Ayant la chance de vivre dans une famille recomposée et mixte, j’ai vécu des deux côtés du miroir passant mes journées soit dans les ”riches” familles blanches dans leurs villégiatures (village de week-end au bord d’un lac ou les gens de couleurs étaient interdits) soit à des après-midi dans la cité Manika (cité ”indigène” partageant les sauterelles grillées et voitures en fil de fer avec les enfants noirs.

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